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Iñigo Errejón, ce Podemos qui joue sur les mots mais déjoue sur les choses politiques

, par Antoine (Montpellier)vendredi 18 août 2017

Le titre original de ce billet est "Iñigo Errejón, ce Podemos qui joue sur les mots mais déjoue sur les choses de la politique"

Iñigo Errejón, l’une des principales figures, quoique assez malmenée lors du dernier congrès, de Podemos, a accordé un longue entrevue en français (1), très intéressante comme tout ce qu’il dit ou écrit mais dont on ne peut oublier les graves limites qu’elle révèle dans le projet de Podemos. Du moins si l’on considère, comme nous le faisons, que l’activation de processus d’auto-émancipation des peuples est la condition sine qua non pour que se construise une rupture décisive avec le système de domination. On peut certes tirer parti de certaines intuitions aiguisées qu’il avance mais il faut être clair : son discours éblouit par ce qui se montre trop être des pirouettes rhétoriques et théoriques. C’est en effet un discours qui, premier défaut de fond, bien qu’il se targue de coller à la réalité, escamote trop de réel empirique pour être sérieusement crédible : la preuve la plus signifiante par la Grèce. Oser parler à son endroit de victoire et, sous-entendu, de modèle en évoquant le parcours de Syriza est tout simplement une énormité, voire une lamentable ânerie politique. Dans ce discours tellement brillant qu’il risque d’éblouir tout sens critique, cette référence à la Grèce fonctionne comme le signe de la matrice théorique profonde et plus que contestable de l’errejonisme : le primat qu’il accorde au culturel pour construire la nouvelle politique retrouve les vieux démons, qu’il dit pourtant vouloir éloigner, de la capacité propagandiste de la gauche qui a fait faillite tout en psalmodiant que tout allait bien. Avec un hiatus effarant avec ce que vit un peuple et qui évidemment a peu à voir avec ce que le discours "culturaliste" énonce : le peuple grec a vite compris que Tsipras et Syriza se soumettaient, contre ses intérêts vitaux, à ce que Errejón appelle l’oligarchie grecque, pour éviter de dire le capital grec, et à son tuteur européen. Le soutien que Errejón (mais aussi Iglesias), comme il le resignifie ici sans fard, accordent Syriza en occultant qu’elle pratique au millimètre près la politique dictée par la Troïka et qui enfonce les Grecs dans la misère la plus noire, devrait faire réfléchir tous ceux, toutes celles qui se laisseraient séduire par les mots de Errejón qui vont si à l’encontre les choses de ce pays. Cliquer ici

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